Internet est un outil formidable et effrayant à la fois. Il permet à chacun de s’exprimer librement. Comme support de propagande, on ne fait pas mieux. Même la télé n’arrive pas à sa cheville.
Dernièrement, ce sont les produits laitiers que je vois attaqués de toutes parts. J’entends dire ici et là que le lait animal n’est pas fait pour être consommé par l’être humain, qu’il n’a aucune des propriétés qu’on lui prête et qu’au contraire c’est un poison voire une drogue !!! Si c’est le cas, je me demande pourquoi les dealers s’entêtent à vendre du shit, de la cocaïne ou du LSD quand ils pourraient simplement vendre un produit tout à fait légal: le lait ? D’ailleurs, si c’était scientifiquement avéré, on ne devrait plus tarder à voir les producteurs de lait ou de fromage, Rolex au poignet,  roulant en Merco et entourés de p***s de luxe dans d'immenses villas... Mon langage vous choque ? Avez-vous déjà regardé une de ces vidéos stigmatisant les produits laitiers, leurs producteurs et leurs consommateurs? Avez-vous déjà lu un article sur le sujet ? La grossièreté de mes mots, c’est de la poésie comparée à la violence des propos des anti-lactose (soutenus, selon moi et d’après les arguments et images employés, par le lobby des végétaliens et les défenseurs du bien-être animal).
C’est quoi mon problème exactement, allez-vous me demander ? Mon problème c’est que je ne supporte pas qu’on  vienne sur le pas de ma porte, pire, qu’on entre chez moi pour me dire que faire de ma vie et comment la faire, qu’on me traite d’inconsciente, de monstre, de suicidaire, qu’on essaie de m’attendrir avec des photos mielleuses , d’exacerber mes passions par des propos choc, qu’on essaie de me retourner le cerveau, moi, la sniffeuse de Beaufort, moi qui m’injecte la faisselle en intraveineuse, qui me saoule de Comté, de Cantal et de lait entier, la cheddar-addict, la manchego-aficionada, la parmigiano-appassionata.
Cracher sur la filière laitière c’est cracher sur tous ses éleveurs de vaches, de chèvres et de moutons, sur les milliers de producteurs de fromage que compte ce pays et d’autres, c’est cracher sur un terroir, sur tous ces terroirs qui font notre richesse patrimoniale depuis l’aube des temps.
Mais c’est aussi cracher sur ceux qui défendent ces terroirs, ces savoir-faire et ces passionnés qui perpétuent des traditions séculaires. Et j’en suis.
Bref, le harcèlement idéologique m'exaspère.
Fais ce que tu veux. Arrête les produits laitiers, les fromages, etc... si tu le souhaites. Je ne te juge pas. Végétarien, végétalien, crudivore, viandard, la liberté passe aussi par ce que tu décides de mettre dans ton assiette mais s’il-te-plaît, occupe-toi de ce qu’il y a dans ton assiette et non dans la mienne.

DÉS DE TOMME DE SAVOIE MARINÉS AU PESTO À L'AIL DES OURS
Bien sûr que j'allais proposer un recette à base de fromage. Et bien sûr que j'en proposerai encore et encore. Et n'allez surtout pas croire que je ne me soucie pas du bien-être animal. C'est juste que je me soucie aussi du bien-être de l'être humain.

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Ingrédients:
-250g de tomme de Savoie
-1 douzaine de feuille d'ail des ours
-8 noix
-40g d'huile d'olive
-1/2 cuillère à café de gros sel

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Détaillez la tomme de Savoie en dés moyens. Dans un petit récipient adapté à un mixer plongeant, mettez l'ail des ours, les noix, le sel et l'huile d'olive. Mixez avec le mixer plongeant jusqu'à obtention d'une purée. Ajoutez les dés de tomme de Savoie. Mélangez puis réservez dans un bocal au frais. Servez à l'apéritif à piquer avec un cure-dents ou disposez sur une tartine puis faites fondre au four position grill... garnissez de jambon, de tomates séchées ou de ce que vous voulez. Ajoutez les dés à vos pâtes ou votre risotto.

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Conseils et astuces: la saison de l’ail des ours étant terminée, remplacez-le par une douzaine de feuilles de basilic et une belle gousse d’ail.